L'ORAGE
Les nuages le précedent,
Le beau-temps désormais cède;
Et pleurent, pleurent les nuages,
Comme un enfant enfermé dans une
cage.
La pluie tombe lourde,
Sur la terre sourde;
L'inquiétude envahit les humains,
Qui se renferment résignés;
On entend seulement pleurer,
Quelqu'un qui sanglote tristement.
On entend hurler le vent,
Qui se tord comme un serpent;
Entre les arbres sans âme,
Il est infâme.
Le vent est destructeur,
Il peut arriver toutes les heures;
Il passe, de la vie c'est la fin,
Il arrache tout sur son chemin.
Les portes grincent violemment,
Comme une souris jappant;
Et les éblouissants éclairs,
Qu'illuminent les humains impuissants,
Précèdent le rugissement
de la tonnerre,
Qui impose le silence à tout autre
élément.
Il est cruel et très fort,
Il provoque la mort;
En lui se déchaîne une violente
rage,
C'est bien lui, c'est l'orage.
Matteo FORESTO,
Illkirch (France)